Lorsque vous faites appel à un crédit en contactant par exemple un courtier ou un organisme bancaire, vous avez besoin de souscrire une assurance emprunteur. Celle-ci a pour fonction de faire face à l’imprévu que l’emprunteur désormais assuré aura dans sa vie. Si l’assurance emprunteur couvre la banque prêteuse et le client à la fois, si en théorie elle n’est pas obligatoire et si il est pensable de pouvoir changer d’assurance en cours de prêt aujourd’hui, les risques couverts peuvent différer selon les offres bancaires. Voyons dans cet article les différents types de risques couverts en commençant par la moins facilement actionnable.

La garantie perte d’emploi comme risque couvert ?

Vous travaillez mais vous pouvez avoir des périodes d’inactivité. C’est d’autant plus probable que pour prendre par exemple le cas des crédits immobiliers, les durées de remboursement sont envisageables sur plus de vingt ans parfois. Dans certains cas, même le chômage partiel peut être indemnisé dans le cas des garanties pertes d’emplois parfois nommées « PE » par les professionnels.

On notera toutefois que dans la majorité des cas (bien que cela puisse être le sujet d’une négociation de votre part), la plupart des contrats garantissent seulement la perte involontaire d’emploi, pas la rupture conventionnelle par exemple. En fonction de l’âge, de certaines limites de temps également, vous aurez des contrats comportant des exclusions particulières. Lisez bien les clause !

La classique garantie conventionnelle appelée DC ou Garantie Décès

En théorie, toutes les conventions (sauf exclusion spécifique) sont susceptibles de déclencher la mise en œuvre de la garantie décès. C’est d’ailleurs généralement cette dernière qui permet au client assuré de se pencher sur la quotité d’assurance qu’il va prendre. Dans le cas des crédits immobiliers, il s’agit le plus souvent de couples co-emprunteurs. Une réflexion légitime s’instaure donc sur les conséquences du décès de l’un et/ou l’autre.

A noter que même le suicide de l’assuré est couverts dès la souscription avec un remboursement plafonné à 120000 € dans ce cas. Dans le cas des co-emprunts évoqués ci-dessus, se pose également la question du montant sur lequel jouera la garantie pour l’assuré survivant.

Garantie incapacité permanente partielle ou IPP, c’est quoi ?

C’est une garantie d’assurance qui permet à l’assuré d’être protégé si un accident ou une maladie l’empêche d’exercer certaines activités professionnelles. Il est nécessaire ici de passer par une expertise médicale : Le taux d’invalidité doit généralement être compris entre 33 et 66% pour faire l’objet d’une prise en charge partielle du capital restant dû. Il s’agit donc ici de voir en premier leu votre médecin pour obtenir l’attestation nécessaire à la prise en compte par l’organisme financier qui vous a accordé le crédit.

La garantie invalidité permanente totale à distinguer

Parfois les assurances emprunteurs font bien une distinction entre le partiel et le total, parfois non. La couverture en cas d’accident ou de maladie pour exercer son métier est ainsi très intéressante, également pour une invalidité permanente. L’assureur rembourse alors le capital restant dû. La distinction est importante mais bien lire les clauses du contrat de prêt s’impose. L’invalidité permanente et totale est généralement fixée à 66% comme plancher. Certains contrats nécessitent une invalidité à 100% !

La garantie incapacité temporaire ou totale est moins courante

A l’instar de la garantie perte d’emploi parfois très dure à faire activer, la garantie incapacité temporaire et totale de travail qui couvre l’assuré ne pouvant plus exercer provisoirement son activité professionnelle ou toute profession. Si l’assuré ne peut plus l’exercer du tout, il bascule de manière automatique dans les cas d’invalidité permanente. Bien s’informer sur cette clause est très important également. Elle peut avoir un caractère plus hypothétique, vérifiez bien vos clauses avec votre conseiller ou courtier.

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